| Cemetery Cultural Heritage Structures and Sites in Mauritius Back to Cultural Heritage Structures and Sites in Mauritius Historic Cemeteries of Mauritius Introduction Mauritius was first colonised by man in 1598. The first inhabitants, the Dutch, left few traces of their presence although archaeological research at Vieux Grand Port has recently uncovered at least one tomb from this period. The first tombs date from the period of French colonisation, which started in 1721. Cemeteries still exist today in the regions where French first settled in numbers - Vieux Grand Port, Port Louis and Pamplemousses. Subsequent settlements all have their cemeteries, as the original inhabitants of the island were predominantly Christian or were slave; the latter being forcibly converted to Christianity. However, slaves and their descendants, in general had not the means to erect tombstones, so unfortunately very little remains in cemeteries of their passage.
By the mid- 19th century, the settlement of Mauritius by Hindus and Muslims began in earnest. The Hindus, however, burn their dead, so traces in cemeteries of their passing are rare. There are, however, tombs of Indian-origin converts to Christianity and increasingly over the past few decades, appreciable numbers of Hindus are being buried in Christian cemeteries. Many cemeteries in Mauritius are now losing their Christian nature as they are maintained by civic institutions - municipalities or district authorities, which allow burial of all religions in the cemeteries. Muslims generally are buried in cemeteries on their own. Although Mauritians of Chinese extraction were originally Buddhist, there has been appreciable conversion to Christianity and several cemeteries exist which are predominantly Chinese in character. In present-day Mauritius the island is scattered with cemeteries. The modern graves are often tombs marked with a cement rectangle or a simple cross. Families with the means, may erect a cut-basalt stone tomb or vault. The oldest cemeteries continue to be filled with the dead, often of families which have been present in Mauritius since the earliest days of French colonisation. Cemetery Research in Mauritius The historic cemeteries of Vieux Grand Port, Port Louis, Pamplemousses, Flacq, Rivière Noire and elsewhere have been studied since 1989. A number of inventories have been published, cataloguing the buried individuals. Details of several thousand of the island's earliest French inhabitants are thus on a database and the information is now accessible. A number of celebrated individuals have be "re-discovered" during these studies, including the Governer David Charpentier de Cossigny (1740 - 1801) and Louis Gaud, Comte de Ravenal (1747 - 1824). This study continues with many researchers working on a voluntary basis to catalogue the tombs of past generations. Excerpts of three published works are presented here. For further details contact the National Heritage Trust phillah@intnet.mu (From: la Hausse de Lalouvière, Philippe and Marina Carter. 1996. Cy git une âme retrouvée au cimetière de l'ouest, Port Louis. Heritage, Tamarin.) Les Premieres Inhumations a l'Ile de France L'ile Maurice est colonise depuis 1638, et nous savons qu'il existait un cimetiere peu apres, car le gouverneur hollandais Reinier Por qui mourut a l'ile Maurice, le 7 janvier 1653, fut enterre dans le cimetiere au Vieux Grand Port . Le premier cimetiere de l'ile se trouvait donc au Port Sud Est ou les hollandais s'etaient installes. Il n'est certainement le premier interre dans l'ile. Naufrages et visiteurs comme Jacques Muller, chef commis du Medenblick, qui y est mort le 7 octobre 1607, sont peut-etre inhumes dans les terrains non-consacrees. Macmillan nous informe qu'il n'y avait probablement pas de pretre attache a l'etablissement hollandais: "the number of Dutch colonists, all belonging probably to the Reformed Church, was so small indeed that it was not deemed worthwhile having a clergyman attached to the establishment" . Pendant la periode hollandaise (1638-1710) quelques celebres visiteurs tel le gouverneur britannique de Bombay, moururent a l'ile de France. Ce dernier, nomme George Weldon, etait enterre en 1697, apparemment a l'endroit appele depuis Baie du Tombeau . Les Premiers Cimetières Francais Les français, arrives en 1715, s'installerent depuis 1721 au Port Sud Est. La premiere paroisse de l'ile est etablie dans ce port et fut appellee Notre Dames des Anges. Le 19 aout 1738, l'acte de Prise de Possession du Cure de Notre Dame eut lieu quand Gabriel Igou nomma Sr de Laperdrix cure du Sud Est. En 1730, Paul Caradec, aumonier du vaisseau Diane, age d'environ 40 ans, etait inhume au cimetiere dit Notre-Dame des Anges" . En 1736 on voit appliquee a l'ile de France une declaration du Roi concernant la tenue des registres paroissiaux pour consigner les baptemes, mariages et sepultures "dans un meme registre, selon l'ordre des jours sans laisser aucun blanc". L'acte de prise de possession du cure de Saint Louis eut lieu le 6 octobre 1737 par Mre Gabriel Igou, donc le premier cure de Port Louis, et l'un des deux premiers pretres arrives a l'Isle de France . Un plan du Port Louis en 1759 montre la position de ce "cimetiere de l'Enfoncement" situe derriere le Vieux Conseil Superieur (presentement entre la rue du Vieux Conseil et la rue du Puce). Ce cimetiere "n'etait pas situe, comme on le croit generalement, sur l'emplacement actuel du Jardin de la Compagnie mais sur la rive droite du ruisseau du Pouce, un peu plus haut que l'Institut actuel" . Au moins quatre inhumations eurent lieu dans l'eglise Saint-Louis: celles de l'epouse de Mahe de Labourdonnais, Marie Anne Josephe Le Brun, et de leur fils en 1738; et celles de l'epouse de Jean Baptiste Azema, Anne Marie Hubert, et d'un enfant d'Adam de Villiers en 1744. L'etablissment des paroisses suivaient l'expansion des colons. En 1734, l'abbe Igou avait vivement proteste au conseil du fait qu'il n'y avait pas d'eglise a Pamplemousses pour la population croissante de cette region. Une paroisse fut donc cree a Pamplemousses en 1742. Cette paroisse fut nomme Saint-Francois d'Assise et l'eglise fut erigee a cote de la maison de M. Boucher en 1757 . Les autres regions de l'ile ont du attendre l'etablissement des cimetieres, et entretemps les habitants eurent souvent recours a des mesures hors la loi afin d'enterrer leurs morts. Bechet raconte qu' "un pere fut puni pour avoir inhume son enfant decede hors d'un cimetiere". Meme quand les cimitieres furent etablis, le manque de personnel occasionaient aussi des irregularites. Donc, en 1739 Jacques Feger, frere de la Congregation de la Mission, a ete inhume par les esclaves de l'habitation curiale, dans le cimetiere de Notre-Dame des Anges, le pretre, M. Laperdrix, cure du Port Bourbon, etant malade au lit. En 1742 quand Antoine Tardat, colon a Flacq, moururent, en l'absence du cure, il etait inhume par les soldats dans le cimetiere de la paroisse . D'autres inhumations revelent des crimes les plus sanglants. Le 27 fevrier 1774 une sepulture eut lieu a Saint-Julien, Flacq, des restes calcines de la famille Le Hec, assassines par le soldat Francois Despeiron dit Sansquartier. Meme jusqu'a la periode britannique, c'est a dire les annees 1820, il n'existait aucun cimetiere, ni aucune eglise aux Plaines Wilhems; il fallait se rendre a Moka pour un enterrement, ou pour le culte divin. Ducray raconte qu'il etait "plus commode aux habitants des hauts plateaux d'enterrer leurs morts chez eux. Cela explique les tombes que l'on rencontre au sommet du Trou-aux-Cerfs" . Ce n'etait qu'en novembre 1877 qu'un cimetiere fut etabli a Curepipe . Au cimetière de l'Ouest, aujourd'hui Il existe une contradiction entre l'importance accordée aux cimetières, lieux de respect des parents disparus, et l'état d'abandon de ces mêmes cimetières. Chaque année, pour les fêtes de la Toussaint et des morts, ces éspaces sont envahis par des foules venues visiter, honorer et embellir les tombes de leurs chers disparus. Et pourtant, dans l'ensemble, et surtout le reste de l'année, les cimetières sont abandonnés aux mauvais herbes, et aux corbeaux qui viennent se regaler des sacrifices des pratiquants de la magie noire. Il suffit de jeter un regard autour de n'importe quelle cimetière de l'ile pour constater les degats causes par voleurs, de la nature et du temps. S'il nous semble que les cimetières de l'ile Maurice, lieux fascinant et révélatrice car historiquement riches soient négligés aujourd'hui et laissés aux soins non des croyants mais des longanistes ou autres, nous ne saurions être réconfortés par la découverte que les activités des sorciers sont eux même des anciennes pratiques. Toute la longue de notre histoire, ces gens se manifestent dans les cimetières pour pratiquer leurs rites de "guérison" ou de magie noire. A une certaine époque, leurs activités étaient plus sévèrement surveillées par les autorités: en août 1908 cinq sorciers dits "petit-albertiens" furent condamnés a sept années de servitude pénale, pour avoir profané des sépultures au cimetière de Mahébourg . Si nous voulons conscientiser la population mauricienne, et d'inculquer un désir de preserver la patrimoine, il faut investir des efforts pour répertorier, restaurer, ou tout simplement nettoyer, les tombes et leurs environs. Si notre petite étude amène nos lecteurs à découvrir et apprécier les cimetières ou simplement retrouver un des leurs, nous aurons contribué a amener ce changement d'esprit collectif nécessaire si nous voulons continuer à apprécier notre passé commun. |